Vous cherchez un avocat en agression physique à Lyon pour faire reconnaître la violence subie et obtenir réparation ? Une agression physique laisse des traces qui dépassent largement les blessures visibles : douleurs persistantes, arrêt de travail, retentissement psychologique, parfois séquelles définitives. Dans ces moments, comprendre vos droits et la marche à suivre est déterminant.
Le cabinet de Maître Daniel DEL VECCHIO, avocat spécialisé en dommage corporel à Lyon, accompagne les victimes d’agression sur l’ensemble du parcours : dépôt de plainte, constitution de partie civile, expertise médicale et chiffrage du préjudice. L’objectif est double : faire sanctionner l’auteur sur le plan pénal et obtenir la réparation intégrale de votre préjudice corporel, y compris lorsque l’auteur est inconnu ou insolvable.
Cette page constitue le point d’entrée du cabinet sur les violences volontaires : elle expose les fondements juridiques communs à toutes les situations d’agression, la procédure d’indemnisation devant la CIVI et le FGTI, les délais à respecter et les postes de préjudice indemnisables. Pour les situations particulières (violence conjugale, agression sexuelle, agression avec arme…), des pages dédiées sont accessibles plus bas.
L’essentiel à retenir
- Toute personne ayant subi une agression présentant le caractère matériel d’une infraction peut demander la réparation intégrale de son préjudice, même si l’auteur n’est pas identifié ou est insolvable (art. 706-3 du Code de procédure pénale).
- L’indemnisation passe par la CIVI (Commission d’indemnisation des victimes d’infractions), dont les fonds sont assurés par le FGTI ; à défaut, le SARVI aide au recouvrement des dommages-intérêts.
- La demande à la CIVI obéit à un délai de forclusion de 3 ans (art. 706-5 du Code de procédure pénale) : agir tôt et se faire accompagner est essentiel.
Les fondements juridiques de la réparation après une agression physique
Une agression physique est une violence volontaire réprimée par le Code pénal. La qualification dépend notamment de la gravité des blessures, mesurée par l’incapacité totale de travail (ITT) et par d’éventuelles circonstances aggravantes.
L’article 222-11 du Code pénal dispose que « les violences ayant entraîné une incapacité totale de travail pendant plus de huit jours sont punies de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ». Lorsque l’ITT est inférieure ou égale à huit jours, voire inexistante, les violences ne sont punies que si elles sont accompagnées d’une circonstance aggravante listée par l’article 222-13 du Code pénal (agression sur conjoint, sur personne vulnérable, avec usage d’une arme, en réunion, etc.).
Sur le plan de l’indemnisation, l’article 706-3 du Code de procédure pénale ouvre à « toute personne […] ayant subi un préjudice résultant de faits volontaires ou non qui présentent le caractère matériel d’une infraction » le droit d’obtenir la réparation intégrale des atteintes à sa personne, dès lors que les faits ont entraîné la mort, une incapacité permanente ou une ITT au moins égale à un mois (ou relèvent de certaines infractions énumérées).
Quelle qualification selon la gravité des blessures ?
La durée de l’ITT et les circonstances de l’agression déterminent la qualification pénale et les peines encourues. Le tableau ci-dessous synthétise les principales hypothèses de violences volontaires.
| Situation | Fondement | Peine encourue |
|---|---|---|
| Violences avec ITT supérieure à 8 jours | Art. 222-11 C. pén. | 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende |
| Violences avec ITT ≤ 8 jours ou sans ITT, mais aggravées (conjoint, arme, personne vulnérable, réunion…) | Art. 222-13 C. pén. | 3 ans et 45 000 €, portés à 5 ans et 75 000 € ou 7 ans et 100 000 € selon le cumul de circonstances |
| Violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente | Art. 222-9 C. pén. | 10 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende |
La détermination de l’ITT, qui relève d’un certificat médical, est donc une étape clé : elle conditionne à la fois la qualification pénale et l’évaluation de votre préjudice. Le cabinet veille à ce que vos blessures soient correctement constatées dès l’origine.
CIVI, FGTI et SARVI : comment être indemnisé même sans auteur solvable
La spécificité de l’indemnisation des victimes d’infractions est qu’elle ne dépend pas de la solvabilité de l’auteur. La victime saisit la CIVI, juridiction spécialisée installée au sein de chaque tribunal judiciaire (à Lyon pour le ressort du Rhône). La réparation est ensuite assurée par l’intermédiaire du Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI), en application de l’article L. 422-1 du Code des assurances. Le fonds est ensuite subrogé dans vos droits pour se retourner contre l’auteur.
Lorsque les conditions de la CIVI ne sont pas réunies mais qu’une juridiction a déjà alloué des dommages-intérêts, la victime peut solliciter le SARVI (service d’aide au recouvrement des victimes d’infractions), prévu à l’article 706-15-1 du Code de procédure pénale, qui aide au recouvrement effectif des sommes dues.
En parallèle, vous pouvez vous constituer partie civile devant la juridiction pénale pour obtenir la condamnation de l’auteur et la reconnaissance de votre statut de victime. Le cabinet articule ces voies (pénale, CIVI, civile) pour servir au mieux vos intérêts.
Les délais pour agir après une agression
Deux délais distincts doivent être surveillés.
Le délai de forclusion de la CIVI. L’article 706-5 du Code de procédure pénale impose, à peine de forclusion, de présenter la demande d’indemnité dans un délai de trois ans à compter de la date de l’infraction. Lorsque des poursuites pénales sont engagées, ce délai est prorogé et n’expire qu’un an après la décision définitive. Lorsque l’infraction a été commise sur un mineur, le délai ne commence à courir qu’à compter de sa majorité. La commission peut par ailleurs relever la victime de la forclusion pour un motif légitime.
La prescription de l’action civile. L’action en réparation d’un dommage corporel se prescrit, en principe, par dix ans à compter de la consolidation du dommage (art. 2226 du Code civil), c’est-à-dire à compter du moment où votre état de santé est stabilisé. Compte tenu de ces délais et des effets de la forclusion CIVI, il est vivement conseillé de consulter rapidement.
Quels préjudices peuvent être indemnisés ?
L’évaluation suit la nomenclature Dintilhac, référentiel utilisé par les juridictions et les fonds d’indemnisation, qui distingue cinq grandes familles de préjudices :
- Préjudices patrimoniaux temporaires : frais médicaux et d’hospitalisation, perte de revenus pendant l’arrêt, frais d’assistance par une tierce personne avant consolidation.
- Préjudices patrimoniaux permanents : perte de gains professionnels futurs, incidence professionnelle, frais de santé et d’aménagement durables, tierce personne définitive.
- Préjudices extrapatrimoniaux temporaires : déficit fonctionnel temporaire, souffrances endurées (pretium doloris), préjudice esthétique temporaire.
- Préjudices extrapatrimoniaux permanents : déficit fonctionnel permanent, préjudice esthétique définitif, préjudice d’agrément, préjudice sexuel.
- Préjudices des victimes indirectes : préjudice d’affection et préjudices économiques des proches.
Les violences volontaires justifient une attention particulière au retentissement psychologique (état de stress post-traumatique) et, le cas échéant, au préjudice d’attente et d’inquiétude des proches, reconnu par la Cour de cassation (Cass. ch. mixte, 25 mars 2022, n° 20-17.072). Le cabinet s’appuie sur les fiches pratiques de l’ANADAVI pour ne laisser aucun poste de côté.
Les étapes de la procédure après une agression
Si chaque dossier est singulier, la défense d’une victime d’agression suit généralement plusieurs étapes que le cabinet sécurise une à une :
- Le constat médical et le dépôt de plainte : faire examiner vos blessures (certificat médical initial, détermination de l’ITT) et déposer plainte auprès du commissariat, de la gendarmerie ou du procureur de la République.
- La constitution de partie civile : elle vous donne accès au dossier et vous permet de demander réparation devant la juridiction pénale.
- L’expertise médicale : une expertise contradictoire évalue l’ensemble de vos séquelles selon la nomenclature Dintilhac. La présence d’un avocat et, le cas échéant, d’un médecin-conseil de victime est déterminante.
- La saisine de la CIVI : la demande d’indemnisation est portée devant la commission, qui statue après instruction par le FGTI.
- La liquidation du préjudice : chiffrage poste par poste et versement de l’indemnisation, provisions comprises lorsque la situation le justifie.
Pourquoi se faire accompagner par un avocat ?
La procédure d’indemnisation des victimes d’infraction est technique : conditions de recevabilité devant la CIVI, respect des délais de forclusion, contradiction de l’expertise médicale, contestation d’une évaluation insuffisante. Un accompagnement permet d’éviter les écueils les plus fréquents : une ITT sous-estimée, un poste de préjudice oublié, ou une demande déposée hors délai.
L’avocat veille aussi à ce que le retentissement psychologique de l’agression soit pleinement pris en compte : il est fréquent que le traumatisme moral soit minoré alors qu’il constitue, en lui-même, un préjudice indemnisable. Le cabinet construit avec vous une stratégie cohérente entre l’action pénale et la demande d’indemnisation.
Les différentes situations d’agression traitées par le cabinet
Chaque type d’agression appelle une stratégie propre. Le cabinet intervient notamment dans les situations suivantes :
- Agression sexuelle : procédure spécifique, accompagnement adapté, prise en compte de la situation des victimes mineures.
- Violence conjugale : ordonnance de protection et mesures d’éloignement.
- Agression avec arme : circonstance aggravante et peines majorées.
- Vol avec violences : indemnisation même lorsque l’auteur est inconnu.
- Agression dans l’espace public : rue, transports, lieux ouverts.
- Menaces et violences verbales : préjudice moral sans contact physique.
Pour une vue d’ensemble, consultez la page Avocat agression à Lyon.
L’approche du cabinet
Maître Daniel DEL VECCHIO, avocat au Barreau de Lyon (Toque 3220), est titulaire du certificat de spécialisation en droit du dommage corporel (CNB) et membre de l’ANADAVI (Association nationale des avocats de victimes de dommages corporels). Le cabinet accompagne les victimes d’agression sur l’ensemble du parcours juridique : dépôt de plainte, constitution de partie civile, expertise médicale et liquidation du préjudice devant la CIVI ou les juridictions compétentes.
Vous avez été victime d’une agression physique ? Pour faire le point sur votre situation et les démarches à engager, vous pouvez contacter le cabinet afin de bénéficier d’une consultation.


